Presse

Mardi 15 avril 2008

Il concerne deux millions de salariés




Le Smic ne serait plus obligatoire

Quand les prix augmentent trop, le Smic suit. Le gouvernement voudrait qu'il n'en soit plus ainsi.


La publication, aujourd'hui, du chiffre de l'inflation en mars pourrait entraîner une augmentation du Smic dès le 1er mai, sans attendre l'habituelle revalorisation de juillet. Si la hausse des prix atteint 2 % depuis mai 2007, le Smic
augmentera, sans attendre, dans les mêmes proportions. La mesure concerne deux millions de salariés, actuellement payés 1 000 € net par mois... à condition d'être à temps plein.


Le côté « automatique » de cette augmentation incite le gouvernement à revoir les mécanismes de fixation du salaire minimum. Actuellement, son calcul, établi au 1er juillet, prend en compte la hausse des prix de mai à mai et la moitié des gains de pouvoir d'achat du salaire ouvrier.


Or, un groupe d'économistes vient opportunément apporter de l'eau au moulin de Bercy. « Inefficace pour réduire les inégalités », un Smic « trop élevé » conduirait à un « tassement global des salaires » et « réduirait le dialogue social ». Et, en plus, coûterait cher en allégements de charges accordées aux entreprises (20 millions d'euros par an).


Le rapport propose donc benoîtement de ne plus retenir le pouvoir d'achat du salaire ouvrier dans le mode de calcul. Avec ces critères là, au 1er juillet 2007, l'augmentation du Smic n'aurait été que de 1,2 % au lieu de 2,1 %.


Source : Ouest-France


http://solutconsult.overblog.com

Recommander - Ecrire un commentaire
Mardi 15 avril 2008

Inciter davantage le retour à l'emploi, parfois sous la menaces de sanctions. Tel est le voeu de Bercy. Pour ce faire, le ministère de l'Economie lance ce jeudi des discussions entre le gouvernement et les syndicats sur l'assurance-chômage. Elles aboutiront à une conférence-tripartite le 6 mai. L'un des enjeux sera de repréciser quelle offre d'emploi pourra ou non refuser un chômeur. Quelques pistes reviennent de manière récurrentes, trois jours avant les rencontres. Toutes donnent au demandeur d'emploi de nouvelles obligations.

1. Accepter un emploi près de chez soi après six mois d'inactivité
L'idée a été révélée ce matin par le quotidien Les Echos. Pendant les six premiers mois d'inactivité, un demandeur d'emploi pourrait refuser toute offre d'emploi n'ayant rien à voir avec sa qualification, sa formation et son salaire. En revanche, ensuite, il serait tenu d'accepter un poste requérant moins de deux heures de transport chaque jour. Le chômeur pourrait toutefois réclamer un seuil de rémunération minimum.

2. Sanctions en cas de refus de deux offres d'emploi "valables"
Nicolas Sarkozy ne s'en cachait pas depuis la campagne présidentielle. Selon lui, des sanctions pourraient frapper un chômeur qui a refusé deux offres valables d'emploi. Reste à savoir ce que recouvrira cette expression. Pour en donner une définition, le gouvernement compte s'inspirer de l'exemple d'autres pays européens, où la notion change en fonction de la durée d'inactivité.  En Allemagne par exemple, une offre d'emploi est considérée valable pour un salaire au moins égal à 80% de la dernière rémunération pendant les trois premiers mois. Ce seuil s'abaisse à 70% durant les trois mois suivants. Au bout de sept mois, un chômeur est obligé d'accepter un salaire supérieur à l'allocation-chômage.

3. Un contrat de droits et de devoirs imposé aux chômeurs
Le demandeur d'emploi devrait signer un contrat avec le nouvel opérateur issu de la fusion Unedic-ANPE. Le document lui précisera quel poste il pourra refuser ou non. Un tel dispositif, la Convention d'aide au retour à l'emploi (Care), existait déjà. Il est resté inappliqué. Il prévoyait qu'un chômeur qui n'aurait pas bénéficié des mesures d'accompagnement définies dans la convention puisse disposer d'un droit de recours en cas de sanctions.

 

source:l'express.fr

 

 

http://solutconsult.overblog.com


Recommander - Ecrire un commentaire
Mercredi 16 avril 2008

La première année d'activité les cotisations des indépendants et des free-lances sont calculées par l'Urssaf selon un montant forfaitaire. Voici celui de 2008.


Lorsqu'un indépendant (artisans, commerçants, professions libérales...) démarre son activité, il doit cotiser pour sa couverture sociale. Celle-ci est calculée en fonction de ses revenus professionnels. Ces derniers n'étant pas encore connus la première année, ils sont calculés par l'Urssaf (ou le RSI) au titre des deux premières années de manière forfaitaire, selon un montant fixé et revalorisé chaque année.

Ainsi, pour ceux qui démarrent leur activité en 2008, cette base s'élève à

- 6 734 euros pour la première année (en 2008)

- 10 101 euros pour la deuxième année (en 2009)

(pour mémoire ce montant forfaitaire est de 9 932 euros en 2008 pour la deuxième année d'activité de ceux qui ont démarré en 2007).

Lorsque l'activité commence ne cours d'année, ce montant est recalculé au prorata temporis.

A noter que vous pouvez être dispensé de cotisation personnelle d'allocations familiales et de la CSG/CRDS si vous justifiez en 2008 d'un revenu professionnel inférieur à 4 489 euros.

De même un créateur d'entreprise en free-lance de plus de 65 ans sera dispensé de cotisations et de contributions s'il a élevé au moins quatre enfants jusqu'à leurs 14 ans.

source: lentreprise.com


http://solutconsult.overblog.com


Recommander - Ecrire un commentaire
Mercredi 16 avril 2008
Question n° 459 - Dépôt de bilan ou liquidation d’une société sous statut d’entreprise individuelle. Contraintes

Question publiée au JO le 10/07/2007

 

M. Alain Bocquet attire l’attention de Mme la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi sur les difficultés auxquelles peut se trouver confrontée une personne ayant créé une société sous statut d’entreprise individuelle. Dans l’hypothèse, malheureuse, d’un dépôt de bilan et d’une liquidation, celle-ci peut voir l’ensemble de ses biens saisis et bradés à concurrence du montant des dettes ou déficits qu’elle a cumulés. Mais elle est également déclarée « interdit bancaire » pour plusieurs années, quand bien même l’intéressé a su rebondir professionnellement. Acquérir un véhicule, un logement en son nom propre est exclus ; a fortiori tout projet de nouvelle création d’une activité économique. Des personnes qui ont été ou restent confrontées à ces situations constatent que cela pose plusieurs séries de questions. D’abord celle des obstacles supplémentaires mis à un nouveau départ lorsque l’interdiction bancaire dure, comme c’est le cas, plusieurs années. Ensuite celle des aides, conseils et accompagnements mieux affirmés dont devraient bénéficier les créateurs d’entreprise individuelle pour éviter autant que faire se peut qu’ils rencontrent l’échec. Il lui demande quels prolongements sont susceptibles d’être apportés à ces préoccupations.

 

Réponse publiée au JO le 06/11/2007


Les chefs d’entreprise ayant choisi d’exercer leur activité sous la forme d’entreprise individuelle répondent sur leur patrimoine des dettes de leur entreprise, en application des dispositions des articles 2284 et 2285 du code civil. Toutefois, les dispositions du code de commerce apportent des limitations à ce principe au bénéfice du chef d’entreprise individuel. Ainsi, dans le cadre d’une procédure de liquidation judiciaire concernant un entrepreneur individuel de bonne foi, dès lors que le tribunal prononce la clôture de cette procédure pour insuffisance d’actif, l’article L. 643-11 de ce code prévoit que ce jugement ne fait pas recouvrer aux créanciers l’exercice individuel de leurs actions contre le débiteur, dans la majorité des cas. L’article L. 526-1 du même code apporte une seconde limitation au principe précité en permettant à tout entrepreneur individuel de protéger sa résidence principale en déclarant insaisissables ses droits sur cet immeuble. Cette garantie est opposable aux créances liées à son activité professionnelle, dont l’origine est postérieure à sa publication. L’entrepreneur protégera cependant de manière plus efficace son patrimoine en choisissant d’exercer son activité dans le cadre d’une société telle que la SARL, dont la constitution sous sa forme unipersonnelle a été facilitée dernièrement par la possibilité de recourir à des statuts types approuvés par le décret n° 2006-301 du 9 mars 2006 et figurant en annexe de ce texte. Concernant l’interdiction bancaire, il convient de préciser que, d’une manière générale, sa durée a été réduite de dix ans à cinq ans par l’article 23 de la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques. Par ailleurs, les dispositions de l’article L. 643-12 du code de commerce relatives à la liquidation judiciaire prévoient également une limite à cette durée. Ainsi, le jugement de clôture de la liquidation judiciaire suspend les effets de la mesure d’interdiction d’émettre des chèques, dont le débiteur, de bonne foi, a fait l’objet à l’occasion du rejet d’un chèque émis avant le jugement d’ouverture de la procédure. Dès lors, dans ce cas, l’interdiction d’émettre des chèques ne peut excéder ni une durée de cinq ans ni la durée de la procédure de liquidation judiciaire. De plus, les dispositions de la loi de sauvegarde des entreprises n° 2005-845 du 26 juillet 2005 encadrent la durée des procédures judiciaires de manière à la réduire. Ainsi, l’article L. 643-9 du code de commerce dispose, que dans le jugement de liquidation judiciaire, le tribunal fixe le délai au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée. Si la clôture ne peut être prononcée au terme de ce délai, le tribunal peut proroger le terme par une décision motivée. Lorsqu’il s’agit d’une liquidation simplifiée, l’article L. 650-1 du code de commerce prévoit que le tribunal prononce la clôture de la procédure au plus tard un an après son ouverture. Il peut, par jugement spécialement motivé, proroger la procédure pour une durée qui ne peut excéder trois mois. Ces dispositions permettent au chef d’entreprise malchanceux mais de bonne foi de recréer rapidement une nouvelle entreprise. Enfin, concernant la prévention des difficultés des entreprises, la loi prévoit différents dispositifs ayant vocation à alerter le dirigeant des difficultés potentielles que pourrait rencontrer son entreprise. Il en est ainsi des groupements de prévention agréés prévus par l’article L. 611-1 du code de commerce, qui ont pour mission de fournir à leurs adhérents, de façon confidentielle, une analyse des informations économiques, comptables et financières que ceux-ci s’engagent à leur fournir. Lorsque le groupement relève des futures difficultés, il en informe le chef d’entreprise et peut lui proposer l’intervention d’un expert. L’adhésion à ces groupements est assortie d’un avantage fiscal durant les deux premières années. Par ailleurs, la mission des centres et des associations de gestion agréés, qui interviennent dans le cadre de la prévention fiscale, a été élargie par l’article 8 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises, à l’analyse des informations économiques, comptables et financières en matière de prévention des difficultés économiques et financières. Au-delà des mesures législatives et réglementaires déjà mises en place, le Gouvernement demeure toujours vigilant en matière de prévention des difficultés des entreprises et d’accompagnement des entrepreneurs qui ont connu l’échec. Á ce titre, il soutient toutes les initiatives des différents partenaires des entreprises qui concourent à la réalisation de ces objectifs.

 

 

http://solutconsult.overblog.com

Recommander - Ecrire un commentaire
Vendredi 18 avril 2008

Les seniors sans emploi "doivent pouvoir chercher du travail" affirme la ministre de l’Economie Christine Lagarde. Qui souhaite lever la dispense de recherche d’emploi dont bénéficient les chômeurs de plus de 57 ans et demi.

La mesure s’applique depuis 1985 : les demandeurs d’emploi âgés de plus de 57 ans et demi (55 ans dans certains cas) peuvent conserver leurs droits à indemnisation sans avoir à effectuer les démarches demandées aux autres chômeurs. Une "dispense de recherche d’emploi" dont Nicolas Sarkozy avait annoncé, en septembre dernier, la suppression "progressive pour ceux que cela concernera à l’avenir".

Sa ministre de l’Economie a décidé hier soir de sauter le pas. Depuis Rabat, où elle participait à un séminaire gouvernemental franco-marocain, Christine Lagarde s’est dit prête à engager les discussions avec les partenaires sociaux sur la suppression de cette dispense.
Les seniors "doivent pouvoir chercher du travail" a affirmé la ministre, " parce que tout simplement on est dans un monde qui vieillit mieux, qui vieillit bien et qui va travailler plus longtemps".

 

source:France Info


http://solutconsult.overblog.com


Recommander - Ecrire un commentaire
Vendredi 18 avril 2008

100.000 prêts à la création d'entreprise d'Oséo ont été octroyés. Ils ont entraîné 2,6 milliards d'euros d'investissements et permis la création de près de 122.500 emplois. 

Cent mille créations d'entreprise. C'est le nombre de projets soutenus par le prêt à la création d'entreprise d'Oséo. Le président de la banque de financement publique et celui du Groupe Banque Populaire signent ce matin le cent millième en présence d'Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat aux PME. Depuis une huitaine d'années, ces prêts ont bénéficié à un quart des petites créations d'entreprise, entraîné 2,6 milliards d'euros d'investissements, pour un montant moyen de 26.600 euros, et permis la création de près de 122.500 emplois.


Un coup de pouce notable pour les entrepreneurs du second oeuvre du bâtiment, le commerce de détail, le dépannage à domicile ou les services à la personne. Ces bénéficiaires ont doublé le nombre de leurs emplois et de leur chiffre d'affaires au bout des premières années. De 2.000 à 7.000 euros avec six mois de différé de remboursement, sans demande de garantie personnelle, ce prêt entraîne le double de financement bancaire, lui-même garanti par Oséo pour les banques jusqu'à 70 %. Pour ces dernières, l'argument est crucial : pour un projet de 15.000 euros de financement, elles ne prennent ainsi que 3.000 euros de risques sur une éventuelle défaillance de l'entreprise.


Pour les entrepreneurs également, afin de fiabiliser leur projet les premiers mois : " Alors que vous n'avez pas encore de rentrée d'argent et pas encore développé votre clientèle, cette aide, simple à obtenir, est précieuse pour répondre aux premières échéances de frais de cabinet comptable, de règlements fournisseurs et autres ", témoigne Thierry Nahon, le fondateur de Lunatic Construction, qui transpose au design les jeux de construction pour enfants. L'entreprise a bénéficié d'un prêt à la création de 7.000 euros pour un crédit bancaire de 153.000 euros garanti par Oséo.


Maintien d'un bon rythme

Avec son effet de levier sur le financement bancaire, cette aide conditionne aussi les chances de l'entreprise à plus long terme. Sur 320.000 créations en France, un tiers disparaît chaque année. " Les porteurs de petits projets sont ceux qui rencontrent le plus de difficultés à accéder au financement bancaire. Or celui-ci conditionne les chances de survie de l'entreprise ", rappelle Dominique Caignart, directeur du réseau Ile-de-France d'Oséo. Les entreprises créées avec plus de 75.000 euros atteignent la cinquième année dans 70 % des cas, contre 40 % quand elles partent avec moins de 1.525 euros de financement.


Les premiers mois de l'année montrent le maintien d'un bon rythme : 7.000 prêts à la création ont été accordés, alors qu'il s'agit de mois traditionnellement moins porteurs. Cette année, Oséo a les moyens d'en accorder 25.000. Or, estime Dominique Caignart, " comme cela dépend de la dynamique impulsée par la dotation budgétaire, il risque d'y avoir un peu de surchauffe. Nous allons nous concentrer sur les petits projets qui ont le plus besoin de financement ".



ANNE DRIF
source: www.lesechos.fr

http://solutconsult.overblog.com




Recommander - Ecrire un commentaire
Samedi 3 mai 2008

En visite éclair à Washington, le Premier ministre a jugé « préoccupantes » les répercussions de la crise sur les économies européennes.

Washington. De notre correspondant

En visite dans la capitale américaine en  compagnie  de  Christine Lagarde, ministre de l'Économie, et de Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, le Premier ministre français, François Fillon, a jugé « préoccupante » la situation de crise de l'économie américaine.

« Cette crise a des répercussions sur la croissance dans la zone euro », a-t-il déclaré lors d'un point de presse, avant de rencontrer successivement Ben Bernanke, président de la Banque centrale américaine (Fed) et Henry Paulson, secrétaire au Trésor. François Fillon devait évoquer avec eux des pistes pouvant « mettre un terme » à la crise financière partie des États-Unis. « La zone euro ne peut supporter seule le poids de l'ajustement de toutes les monnaies », a-t-il plaidé. Il a rappelé que les échanges Europe-États-Unis représentent 40 % du commerce mondial.

Une situation « beaucoup plus saine en France »

Comme bon nombre d'Européens, les Américains ont aujourd'hui le moral en berne : contrecoups de la crise des crédits à risque (subprimes) de l'été dernier, envolée du prix des carburants et des denrées alimentaires, une croissance et un marché de l'emploi presque atones. C'est dans ce contexte de quasi-récession qu'avait lieu ce voyage éclair.

Il avait commencé, jeudi soir, au dîner de gala annuel du Comité des Américains juifs, où le Premier ministre, invité d'honneur, a plaidé en faveur d'une « alliance solide » entre les États-Unis et la France sur le plan économique. « La mondialisation a besoin d'être [...] économiquement régulée », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité d'une « réaction coordonnée » avec les autres puissances industrielles.

Devant plusieurs grands patrons et investisseurs américains, vendredi matin, il a expliqué les réformes engagées en France depuis un an, « un effort qui va se poursuivre avec la future loi de modernisation économique ».

Sa visite s'est achevée par une entrevue avec Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, qui ne fait pas preuve d'un grand optimisme pour l'avenir. Selon ses projections, les prochains trimestres pourraient être « assez difficiles » pour les économies américaine  et  européenne.  Mais  le Premier ministre a refusé tout pessimisme. La situation financière des ménages et des entreprises est, selon lui, « beaucoup plus saine en France qu'aux États-Unis » et la demande intérieure reste soutenue.

Michel ZERR.

source: ouest-france.fr

 

 

J'ai envie de dire:" Et nous?"


Recommander - Ecrire un commentaire
Samedi 17 mai 2008
Le président de la République a rencontré des agents et des allocataires de l'Assedic et de l'ANPE avant de prononcer un discours sur l'emploi. DES POLICIERS à tous les coins de rue et sur les ponts, un hélicoptère qui se pose sur le terrain de la gendarmerie mobile à Melun, un cortège de véhicules aux vitres teintées qui traverse à la ville... Hier matin, la venue du président de la République, Nicolas Sarkozy, à Dammarie et à Melun n'est pas passée inaperçue.

Thème de son déplacement : l'emploi. Accompagné de la ministre des Finances, Christine Lagarde, et du secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, le président arrive vers 10 h 40 à l'agence Assedic de Melun - Dammarie, avenue du Général-Leclerc à Dammarie. Le préfet, le directeur de l'Assedic du Sud-Est francilien et de très nombreuses personnalités l'y attendent (notamment le nouveau président de l'Unedic, Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile France). Mais, une fois sur place, Nicolas Sarkozy entend les acclamations des employées de la Sécurité sociale, dont l'agence est située juste à côté.

Le président ne résiste pas au plaisir d'aller les saluer. Les dames sont aux anges. « Je reviendrai », leur glisse-t-il, tout près du grillage. Une fois dans les murs de l'Assedic, il découvre le dispositif d'accueil proposé aux demandeurs d'emploi. L'occasion de rappeler l'intérêt de la fusion de cette institution avec l'ANPE. « C'est très important que les compétences de vos deux organismes soient réunies. Il faut en finir avec les entretiens redondants, avec la course d'obstacles à laquelle on associe la recherche d'emploi. » En quittant l'Assedic, Nicolas Sarkozy est happé par la presse nationale sur le service minimum d'accueil dans les écoles en grève, puis par les sages-femmes de l'hôpital de Melun (lire encadré).

Il file ensuite à l'ANPE où un agent évoque le cas d'un plaquiste qui a refusé 67 offres d'emploi depuis un an. Enfin, vers 12 heures, le convoi arrive à la salle des fêtes de Melun. Poignées de mains auprès des fans dans la rue. A l'intérieur, la salle est pleine. Au premier rang, tous les ténors UMP du département (Jean-François Copé, Christian Jacob, Chantal Brunel, le député-maire de Melun, Gérard Millet, etc.). Dans son discours sur la politique de l'emploi, le président reprend l'exemple du plaquiste entendu une demi-heure avant. « Est-il normal, dans un secteur en tension comme le bâtiment, qu'un citoyen français puisse refuser 67 fois des offres en un an, sans aucune sanction ? Il vit avec des indemnisations issues de vos cotisations. » Et d'évoquer la possibilité de radiation de la personne au second refus... A l'extérieur, des policiers maintiennent à l'écart des manifestants de la CGT et du syndicat d'enseignants FSU.

Ces derniers sont venus dénoncer l'« inacceptable provocation (NDLR : de Nicolas Sarkozy qui a annoncé jeudi soir la création prochaine d'un service minimum obligatoire), qui n'a pour objectif que de détourner l'attention de l'opinion publique des véritables enjeux » et ont appelé à manifester à Paris dimanche. Vers 12 h 30, Nicolas Sarkozy repart avec un brie de Melun offert par les élus. « Il a signé le livre d'or avec mon stylo ! » s'enthousiasme le directeur général des services. C'est l'effet Sarko.

source: le parisien

Sophie Bordier


Recommander - Ecrire un commentaire

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus